Brochet Meilleur chatterbait pour le brochet : notre sélection 2026
Quel chatterbait choisir pour le brochet ? Notre sélection 2026 des meilleurs modèles pour le grand carnassier : Illex, Z-Man,…
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""Un bigbait léger et original""
VOIR L'OFFRE ➡️Il y a les chatterbaits classiques, tête plombée, palette, jupe silicone, hameçon, trailer souple. Depuis vingt ans, tout le monde fait des variations sur ce même schéma inventé par Ron Davis Jr. Et puis il y a le Chacha Bait de Bim Tackle, qui prend le concept du bladed jig et le fait exploser en le croisant avec un bucktail jig et un streamer artisanal. Le résultat, c’est un leurre de 30 cm fait de poils de cerf et de fourrure de lapin, propulsé par une palette de chatterbait, fabriqué à la main en France par un artiste-pêcheur qui refuse le plastique. Ça ne ressemble à rien de connu. Et c’est précisément ce qui le rend dangereux pour les brochets.
Avant de disséquer le leurre, il faut comprendre d’où il vient, parce que le Chacha Bait est indissociable de son créateur.
Bim Tackle a été fondée en 2021 par Bo Dai et Matthias Lothy. Matthias n’est pas un businessman qui a flairé un marché. C’est un artiste, sculpteur, photographe, styliste, il a créé des vêtements pour Navicom, Garbolino, Pezon & Michel (Gunki) pendant des années sans que personne ne le sache. C’est aussi un pêcheur viscéral, élevé entre la France et l’Allemagne, lâché chez les grands-parents à la campagne pendant les étés à pêcher en vélo avec ses cousins. Double nationalité, double culture, et un franc-parler qui ne laisse personne indifférent. Comme il le dit lui-même, il grogne, il montre les dents, et si nécessaire, il mord. Surtout quand il s’agit du respect des poissons et des milieux.
Bo Dai apporte la complémentarité parfaite : acheteur et sourceur de métier, passionné de compétition (il détient le record du plus gros black bass pris en compétition en Chine), avec un réseau de contacts en Asie qui permet d’accéder à des matériaux et des procédés impossibles à trouver en circuit classique.
Dès le départ, Matthias pose une condition non négociable : si ça ne retourne rien au milieu, il ne le fait pas. Bim Tackle s’engage à reverser 5% de ses bénéfices à des projets de restauration des milieux et de rempoissonnement. Les leurres sont conçus sans plastique, les emballages sont en carton recyclé, les têtes sont en zinc et non en plomb. Ce n’est pas du greenwashing marketing, c’est la raison d’être de la marque. Le Chacha Bait est le premier leurre né de cette philosophie.

Le Chacha Bait existe en deux tailles. Le modèle original mesure 30 cm pour 45g sec (environ 60g une fois mouillé, le bucktail et le lapin absorbent l’eau). Le Chacha Bait Junior mesure 20 cm pour 29g sec (~35g mouillé). C’est une différence fondamentale avec les chatterbaits classiques : ici, le poids sec et le poids mouillé sont très différents, ce qui impacte à la fois le lancer et le comportement dans l’eau.
La tête est en zinc (sans plomb), peinte pour correspondre à chaque coloris de jupe. Elle intègre un hameçon simple #4/0 BIM spécialement conçu, avec un wire traversant en corde à piano qui court sur toute la longueur du leurre. Cette armature traversante garantit une résistance mécanique élevée, indispensable quand on cible brochet et silure avec des matériaux naturels qui pourraient se désarticuler sous la pression.
La palette est en inox, avec un design propriétaire testé pendant plusieurs années (notamment en Espagne, sur les grands réservoirs à carnassiers). Sa forme génère des vibrations constantes à faible résistance, on peut prospecter longuement sans fatigue dans la canne. L’attache frontale est en corde à piano pliée, sans agrafe, ça supprime le risque d’ouverture que les agrafes classiques présentent sous forte pression.
Le corps est un streamer bulkhead articulé. La tête du streamer est composée de trois couches : fibres synthétiques pour le volume en dessous, quelques fibres flashabou brillantes au milieu, et du bucktail (poils de cerf) à l’extérieur. La queue est un zonker de lapin (bande de cuir avec le poil) monté sur un second hameçon simple #4/0, relié au premier par une agrafe intégrée. Cette articulation est la clé de la modularité du leurre.
L’œillet ventral sur le dessous de la tête permet d’ajouter au choix : un plomb additionnel (poire ou cheburashka) pour pêcher plus profond, une palette supplémentaire pour plus de flash, ou un hameçon triple pour améliorer le taux de piqué. C’est un système de customisation que peu de chatterbaits offrent.
La gamme de coloris est généreuse : une douzaine de déclinaisons qui vont du très naturel (Brown Roach, Natural Perch, Roach, Alpin Roach) au flashy assumé (Firetiger, Chartreuse, Chartreuse Blue, Magic Pink, Pink Blue, Gold Beam) en passant par le sombre (Black is Magic). Il y a aussi le Mad Tiger et le Disco Tiger pour les amateurs de contraste fort. Les queues Chacha Tail sont vendues séparément (~10,90€), ce qui permet de varier les combinaisons tête/queue sans racheter le leurre complet.
Ce qui rend le Chacha Bait fondamentalement différent de tous les autres chatterbaits du marché, ce n’est pas sa taille. C’est la nature même de sa « jupe ».
Un chatterbait classique comme le Illex Blade Blaster, utilise une jupe en franges de silicone. Ces franges créent du mouvement et du profil, mais elles restent des appendices relativement rigides et linéaires. Le trailer souple ajouté derrière fournit le gros de l’action de nage.
Le Chacha Bait remplace tout ça par des matériaux naturels, bucktail et lapin, qui se comportent radicalement différemment dans l’eau. À la récupération, le streamer s’affine et s’allonge, créant un profil fuselé de poisson en fuite. À la pause, il se regonfle et s’épanouit, multipliant son volume apparent par deux ou trois. Cette « respiration » permanente est impossible à reproduire avec du silicone. C’est le même principe que les mouches à brochet (pike flies) et les bucktails à musky qui font fureur en Amérique du Nord, sauf qu’ici, la palette de chatterbait ajoute un système vibratoire que le fly fishing ne peut pas offrir.
En termes de déplacement d’eau, c’est sans commune mesure avec un chatterbait classique. Le volume de bucktail mouillé déplace autant d’eau qu’un gros swimbait de 20 cm, tout en pesant deux fois moins. C’est le concept même du Chacha Bait : un profil big bait avec un poids de lancer raisonnable. Tu lances un leurre de 30 cm avec la même canne que tu utiliserais pour un chatterbait de 17,7g à 21g.
La récupération linéaire (cranking) est l’animation principale et la plus efficace. La palette se met en action, le streamer pulse au rythme des vibrations, la queue en lapin ondule librement derrière. Le leurre évolue naturellement entre la surface et environ 1 mètre de profondeur.
Le point important : le Chacha Bait nécessite une petite accélération initiale pour que la palette démarre, à cause de la résistance du volume de bucktail dans l’eau. Contrairement à un Cajun qui démarre instantanément, il faut un ou deux tours de manivelle rapides pour lancer la vibration, puis tu peux ralentir à la vitesse de croisière souhaitée. Maintiens une tension régulière dans la ligne, c’est la clé pour éviter que la palette ne se retourne et se coince derrière l’œillet de tête.
L’alternance accélération / pause est dévastatrice sur les brochets postés. Pendant l’accélération, le streamer s’allonge et la palette vibre fort, signal de fuite. À la pause, le streamer se regonfle et le leurre descend lentement, signal de proie vulnérable. C’est dans cette phase de transition que la majorité des attaques se produisent.
Attention : les descentes sont très attractives mais les hameçons se présentent moins bien à ce moment (pointes enfouies dans le volume du streamer). Les loupés sont plus fréquents en phase de descente qu’en phase de récupération linéaire. Ne base pas toute ton animation sur les pauses, elles sont un complément, pas la base.
Le Chacha Bait est un leurre de shallow par nature (0-1m). Mais l’œillet ventral permet de descendre dans la colonne d’eau en ajoutant un plomb poire ou un plomb cheburashka. Un lest de 5 à 15g te donne accès à la couche 1-3 mètres. Au-delà, le volume du streamer crée trop de résistance pour maintenir un contact régulier avec le fond, pour les pêches profondes (3-5m+), un chatterbait classique avec un trailer compact est plus adapté.
La modularité du Chacha Bait ouvre une possibilité que peu de pêcheurs exploitent : remplacer la queue en lapin par un trailer souple monté sur l’hameçon arrière. Un shad de 4-5″ ou un grub donne un profil et une action très différents du zonker d’origine. Ça permet d’adapter le leurre aux conditions du jour : queue lapin pour le maximum de volume et de naturalisme, trailer souple pour une nage plus mécanique et un profil différent quand les poissons boudent l’original.

Tu peux aussi monter un hameçon triple sur l’œillet ventral pour améliorer le taux de piqué, un compromis pertinent quand tu subis des short strikes à répétition. L’ajout d’une palette additionnelle (type Colorado ou willowleaf) sur ce même œillet crée encore plus de flash, ce qui peut faire la différence en eau turbide.
Le Chacha Bait n’est pas un leurre qu’on lance sur n’importe quel ensemble. Son poids mouillé (60g pour l’original) et son volume important imposent un setup casting sérieux.
La canne doit être Heavy ou Medium-Heavy, 7′ à 7’6″, avec assez de puissance de lancer pour propulser 50-60g mais aussi assez de souplesse de scion pour absorber les vibrations de la palette. La Bim Tackle Special Junior a été conçue exactement pour cet usage, ce n’est pas un hasard si la même marque produit les deux. Mais n’importe quelle canne à gros chatterbait ou jig lourd fera l’affaire (comme évoqué dans notre guide des cannes pour chatterbait).
Le moulinet doit être un casting solide avec un ratio modéré (6.3:1 à 7.1:1) et suffisamment de capacité de frein pour le brochet et le silure. La tresse PE 1.5-2.0 est idéale (plus fine qu’un nylon, elle réduit la prise au vent qui est déjà importante avec ce leurre). Le bas de ligne acier souple ou titane de 30-50 cm est obligatoire, on pêche le brochet, pas de discussion.
Le Chacha Bait Junior (20 cm, 29g sec) est plus accessible en termes de setup, une canne casting MH classique en 7′-7’4″ suffit. C’est la version à privilégier si tu veux découvrir le concept sans investir dans un ensemble dédié gros leurres.
Ce leurre n’est pas un chatterbait polyvalent pour toutes les conditions. C’est un spécialiste qui brille dans des créneaux précis.
Les herbiers de surface et mi-eau. C’est son terrain de jeu naturel. Le volume du streamer dissimule les deux hameçons simples, rendant le leurre remarquablement passe-partout dans la végétation. En linéaire constant juste au-dessus des herbiers, il prospecte des zones que les gros leurres durs ne peuvent pas atteindre sans accrochage permanent. Les brochets postés dans les éclaircies voient arriver un volume énorme avec des vibrations puissantes, c’est la recette de la touche réflexe.
Le post-frai et l’été chaud. Quand les brochets sont dans les hauts-fonds enherbés (0,5-1,5m), le Chacha Bait en récupération lente est une arme redoutable. Le profil big bait sélectionne les gros poissons, les « petits » 50-60 cm se méfient souvent de ce volume, mais les 80+ foncent.
L’eau turbide et les conditions venteuses. Le déplacement d’eau massif du streamer + les vibrations de la palette = une signature sensorielle que les brochets détectent de très loin même quand la visibilité est réduite. Dans les conditions où un chatterbait classique avec un trailer shad 4″ est trop discret, le Chacha Bait monte le volume d’un cran.
La transparence fait partie de notre ligne éditoriale sur chatterbait.fr, et le Chacha Bait, malgré ses qualités, a des défauts qu’il faut connaître avant d’investir 45€.
Le lancer est le point faible majeur. Le rapport volume/poids est défavorable à la distance. Le bucktail capte le vent et freine le leurre en vol. Tu ne lanceras pas un Chacha Bait à 40 mètres, 20 à 30 mètres est réaliste. Les jours de vent de face, c’est un vrai combat. Le Junior atténue ce problème grâce à son format plus compact.
Le démarrage de la palette n’est pas immédiat. Si tu ne retiens pas le leurre avant l’impact (feathering), la palette peut se retourner et se coincer derrière la tête. Le leurre tourne alors sur lui-même au lieu de vibrer normalement. Il faut retenir le fil au lancer et maintenir une tension permanente, ça devient un automatisme, mais les premières sorties peuvent être frustrantes.
Le ferrage est plus délicat qu’avec un chatterbait classique. Les deux hameçons sont dissimulés dans l’épaisseur du streamer. Le poisson aspire souvent le volume sans que la pointe soit directement en contact avec la gueule. Il faut ferrer latéralement et de façon appuyée, comme pour une pêche en texan. Compter un taux de loupé supérieur à celui d’un Cajun ou d’un WRRR dont l’hameçon est plus exposé.
Le séchage après chaque sortie est impératif. Le bucktail et le lapin retiennent l’humidité. Si tu ranges le Chacha Bait mouillé dans ta boîte, les hameçons vont rouiller sous les ligatures et le lapin va finir par moisir. Après la pêche, accroche-le à l’air libre le temps qu’il sèche complètement, comme un streamer de mouche.

Enfin, la régularité artisanale est un sujet. Chaque Chacha Bait est fait main, et certains retours utilisateurs mentionnent des différences de volume de bucktail entre exemplaires d’un même coloris. Si le volume est trop important et que la palette peine à démarrer, Bim Tackle recommande de tailler les fibres synthétiques sous le bucktail aux ciseaux pour alléger le profil. C’est un geste simple mais qu’il faut connaître.
Le Chacha Bait ne remplace pas un Jackhammer ou un Blade Blaster. Ce sont des leurres qui couvrent des créneaux différents.
Le chatterbait classique (10,5-21g) avec trailer souple est le choix polyvalent pour toutes les profondeurs, toutes les vitesses, toutes les saisons. C’est le leurre que tu emportes systématiquement et qui fonctionne de l’ouverture à la fermeture (comme détaillé dans notre guide du brochet au chatterbait.
Le Chacha Bait est le spécialiste du shallow encombré quand tu veux un profil big bait sans le poids d’un gros swimbait. C’est le leurre que tu sors quand tu vois les brochets monter sur les hauts-fonds enherbés, quand les conditions de visibilité imposent du volume et de la vibration, ou quand tu veux proposer quelque chose de radicalement différent après une session de chatterbait classique sans résultat.
Les deux se complètent parfaitement dans la même sortie : chatterbait classique pour la prospection systématique, Chacha Bait pour les postes clés où tu sais qu’un gros poisson est posté et que le volume fera la différence.
Oui dans le concept, mais non dans l’usage. Le Junior (20 cm, 29g sec) est beaucoup plus facile à lancer et à animer qu’un original de 30 cm. Il se lance sur un ensemble casting MH standard et convient aux pêcheurs qui veulent découvrir le concept sans investir dans une canne lourde. Le Junior est aussi pertinent pour la perche — son action au contact du fond quand il rebondit en yo-yo léger est particulièrement efficace sur les grosses perches.
Le Junior est utilisable en spinning costaud (MH, 7’+). L’original en 45g sec (60g mouillé) est vraiment un leurre de casting — le volume et le poids rendent le lancer en spinning très inconfortable, surtout face au vent.
Pas indispensables, mais fortement recommandées. Acheter deux ou trois Chacha Tails dans des coloris différents te permet de varier les combinaisons tête/queue pendant la session sans changer de leurre. Tu peux aussi remplacer la queue lapin par un trailer souple via l’agrafe arrière un shad ou un grub curly tail sur l’hameçon arrière donne un profil hybride chatterbait/shad très efficace.
C’est possible mais ce n’est pas son terrain de prédilection. Le volume important du streamer rend l’animation ultra-lente difficile, à très basse vitesse, la palette a du mal à démarrer. En hiver, un chatterbait n’est pas forcément, a bonne arme. Préférez lui un Crazy rabbit.
C’est un leurre artisanal fait main, en matériaux naturels, sans plomb, par une marque française engagée dans la préservation des milieux. Comparé à un bucktail à musky nord-américain (60-100€), le prix est même contenu. Comparé à un Cajun à 10€, c’est évidemment un investissement différent. L’avantage : le Chacha Bait est durable. Les matériaux naturels résistent mieux aux dents du brochet que le silicone (le streamer s’écarte au combat puis reprend sa forme), et les queues de remplacement à 10,90€ permettent de renouveler le leurre sans tout racheter. Sur une saison complète, le coût par session est raisonnable.
Le modèle original de 30 cm (60g mouillé) est déjà utilisé par les pêcheurs de silure. Bim Tackle ne propose pas de taille supérieure pour l’instant, mais le système modulaire permet d’ajouter du volume (queue plus longue, trailer souple additionnel) et du poids (plomb ventral) pour adapter le leurre aux approches silure.
Le Chacha Bait n’est pas un chatterbait de plus. C’est un objet de pêche à part, né de l’obsession d’un artisan qui refuse de dissocier performance et respect du milieu. Il ne remplacera pas le Cajun dans ta boîte de chatterbaits polyvalents, mais il occupera un créneau qu’aucun autre leurre ne couvre : celui du big bait léger, anti-herbe, vibrant, en matériaux naturels. Si tu pêches régulièrement le brochet en shallow dans les herbiers et que tu cherches à sortir du lot après des années de chatterbaits classiques et de leurres souples, le Chacha Bait mérite sérieusement sa place au bout de ta ligne.
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